UPA 34 : Union Professionnelle Artisanale de l'hérault

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EMPLOI FORMATION

 

> La réduction du coût du travail, unique réponse pour développer l’emploi.

 

La baisse du coût du travail demeure la revendication n°1 des chefs d’entreprise artisanale depuis de nombreuses années. Cette politique apparaît en effet comme la plus adaptée pour remplir une triple mission : développer l’emploi, accroître le pouvoir d’achat des Français, et garantir le maintien de notre système de protection sociale. Ces objectifs sont à la fois ceux des artisans dont l’activité dépend directement du pouvoir d’achat des Français, et ceux de l’ensemble de la collectivité nationale.

La principale voie de réduction du coût du travail est évidemment la baisse des charges qui pèsent sur la main d’œuvre. Les mesures d’allègements consenties depuis 1993 ont fait la preuve de leur efficacité. Commissariat général au Plan (devenu Centre d’analyse stratégique) , INSEE, Conseil des impôts, Conseil d’orientation pour l’emploi, tous confirment que les allègements de charges sur les bas salaires ont permis de lutter contre le chômage. Ainsi, les allègements ne peuvent être qualifiés « d’aides aux entreprises » contrairement aux affirmations de certains élus qui sont aujourd’hui tentées de les remettre en cause.

 

L’UPA demande que cette politique soit poursuivie et amplifiée, de sorte que les allègements qui concernent aujourd’hui les salaires compris entre 1 et 1,6 SMIC bénéficient aux salaires allant jusqu’à 2,2 SMIC.

En outre, l’UPA dénonce catégoriquement les projets tendant à conditionner les allègements de charges, que leur obtention soit soumise aux 35 heures, à la politique salariale, à la réalisation d’embauches ou à toute autre condition. Les chefs d’entreprise artisanale, à la différence des DRH de grandes entreprises, n’ont pas vocation à courir après les avantages sociaux et autres niches fiscales ; ils ont au contraire besoin de mesures lisibles, simples et durables pour embaucher. Par ailleurs, les branches professionnelles de l’artisanat ne peuvent être accusées de sous payer les salariés puisqu’elles ont institué des minima salariaux supérieurs au SMIC. En revanche, tout allègement supplémentaire de charges sur les tranches supérieures au SMIC serait de nature à rehausser les salaires nets.

 

> Adapter l'orientation professionnelle et les dispositifs de formation au marché du travail.

 

1. Réformer l’orientation professionnelle
pour une meilleure adéquation
entre formation initiale et besoins économiques

 

L’orientation professionnelle est essentielle dans les efforts visant à mettre en adéquation l’offre de formation et l’offre de travail. Or elle est confisquée à son propre usage par l’Éducation nationale qui éprouve toujours de fortes réticences à s’appuyer sur le monde du travail.

Ceci participe au chômage des jeunes de moins de 26 ans (23 % en 2005) alors même que nombre d’entre eux possèdent des diplômes. Aux nombreux jeunes en échec scolaire s’ajoutent tous les étudiants engagés dans des filières sans débouché.

Parallèlement, des besoins élevés de recrutement s’expriment dans de nombreuses activités. Il est donc essentiel que tous les jeunes, leur famille et les enseignants puissent bénéficier d’informations complètes et objectives sur les métiers et leurs voies d’accès. Il importe d’améliorer la politique d’orientation des jeunes, des demandeurs d’emplois et des personnes souhaitant se réorienter, dans le cadre de la formation professionnelle tout au long de la vie, vers les métiers porteurs d’emploi.

L'UPA propose de :

- Créer un véritable service public de l’orientation, rattaché au ministère de l’Emploi, et rassemblant les partenaires sociaux et les acteurs du monde de l’éducation et de la formation professionnelle.

- Conforter les observatoires prospectifs des métiers et des qualifications dans leur mission d’évaluation des besoins de main-d’oeuvre de chaque secteur d’activité à court, moyen et long terme.

- Développer un véritable partenariat entre les représentants professionnels et les services de l’emploi. Il s’agit de fournir aux demandeurs d’emploi une information objective sur les filières de formation, les métiers et leurs débouchés.

2. Renforcer la formation initiale et
la découverte éclairée des métiers

 

Contrairement aux idées reçues, les métiers de l’artisanat et du commerce ne peuvent être pratiqués par des salariés ignorants des savoirs élémentaires. De fait, la maîtrise de ces métiers de plus en plus sophistiqués exige, a minima , la possession de connaissances de base. Ces mêmes connaissances donnent d’ailleurs au salarié et au citoyen sa pleine autonomie et son intégration dans la vie professionnelle comme dans l’ensemble de la vie sociale. À tout cela s’ajoute un indicateur connu : la vitalité d’une économie moderne est fortement corrélée au niveau de formation de sa population en âge de travailler.

 

a) Faire évoluer l’éducation nationale

L’éducation nationale constitue le fondement par lequel une société se donne les moyens d’assumer son destin collectif sur la voie du progrès et de la prospérité. L’effort de la collectivité doit servir à tous les jeunes ; lesquels doivent pouvoir trouver à l’école les bases de la connaissance et des savoirs qui leur permettront de tenir, à leur tour, leur place au sein de la collectivité.

La preuve est faite aujourd’hui qu’on ne peut plus dissocier le monde de l’école – qui serait une sorte de champ clos, fermé au monde extérieur – de celui de l’économie et de l’entreprise. L’organisation des enseignements, les cycles pédagogiques doivent désormais et conformément à la loi, apprécier les perspectives professionnelles qui s’offrent aux élèves.

b) Conforter la voie de l’apprentissage

Face, d’une part, au chômage structurel des jeunes et, d’autre part, aux difficultés chroniques de recrutement dans les métiers de l’artisanat et du commerce, l’apprentissage mérite d’être largement développé.

Les pouvoirs publics ont engagé des efforts pour revaloriser cette voie de formation et de professionnalisation intimement liée au secteur des métiers. Les entreprises artisanales accueillent en effet plus de la moitié des apprentis et la quasi totalité des artisans sont d’anciens apprentis.

Engager un jeune sur la voie de l’apprentissage, c’est renforcer ses chances d’intégration professionnelle. Lui indiquer le secteur des métiers de l’artisanat, c’est, en plus, lui donner les perspectives d’une carrière professionnelle pouvant le conduire à devenir son propre patron.

Dans une société où la population active est salariée à plus de 80 %, il s’agit bien pour les jeunes d’une perspective nouvelle, originale et potentiellement motivante.

L'UPA propose de majorer l’indemnité compensatrice pour les maîtres d’apprentissage selon leur formation et leur savoir-faire pédagogique. Elle propose également d'ouvrir les contrats d’apprentissage jusqu’à l’âge de 30 ans et prévoir les filières de formation adaptées. Enfin, il convient de prévoir la mise à niveau scolaire des jeunes entrant en apprentissage, financée par l’État dans le cadre de la contractualisation avec les Régions.

 

3. Développer la
formation professionnelle continue des salariés

 

L’adaptation des compétences et des savoir-faire contribue au dynamisme des entreprises de main-d’oeuvre. En même temps, elle renforce les chances de chacun contre la perte d’emploi. La formation professionnelle continue est donc aussi indispensable à la santé économique, qu’à la prévention individuelle du chômage. C’est un investissement dont il faut faire profiter les entreprises, les salariés et les dirigeants. Les petites entreprises ne doivent pas rester à la traîne. Pour autant, il convient de prévoir des dispositifs compatibles avec leurs contraintes propres, tant en terme d’organisation que de financement. Là encore, un élan supplémentaire doit être impulsé pour répondre aux enjeux d’une économie moderne. L’extension des mesures en faveur du contrat de professionnalisation adulte pour les demandeurs d’emploi présenterait également l’avantage de favoriser les reprises d’entreprise.

 

L'UPA propose de favoriser l’insertion des demandeurs d’emploi en étendant à tous les contrats de professionnalisation adultes les exonérations de cotisations patronales prévues lorsque le bénéficiaire a moins de 26 ans ou plus de 45 ans, de garantir le financement pérenne des contrats de professionnalisation. Elle demande aussi d'adapter le droit individuel à la formation (DIF) à la réalité des petites entreprises.

4. Renforcer la formation
professionnelle continue des
artisans et des conjoints

 

L’implication totale dans l’entreprise caractérise l’artisan. Il en assure non seulement la direction administrative et financière, mais aussi tout ou partie de la production. Comme leurs salariés, les chefs d’entreprise artisanale et leur conjoint ont donc besoin de la formation professionnelle pour s’adapter aux évolutions de leurs métiers et aux nouveaux besoins des consommateurs.

A ce titre, L’extension des mesures en faveur du contrat de professionnalisation adulte pour les demandeurs d’emploi présenterait l’avantage de favoriser les reprises d’entreprise.

La mise en place d'un Fonds d’assurance formation (FAF) de l’artisanat viserait à harmoniser les règles de prise en charge et à simplifier l’accès des artisans et de leur conjoint à la formation professionnelle.

 


5. Renforcer l’employabilité
des demandeurs d’emploi


Le taux de chômage reste particulièrement élevé, alors même que de nombreuses professions peinent fortement à recruter. Un artisan sur trois dit ainsi rencontrer des difficultés lorsqu’il souhaite embaucher.

L'UPA propose de passer du traitement de masse des chômeurs à un accompagnement individualisé incitant fortement à la reprise d’un emploi, même différent de celui préalablement exercé.

Il conviendrait également d'Inciter fortement les chômeurs dont la qualification ne correspond plus aux besoins du marché du travail à s’engager dans une démarche de formation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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